
Une crédence, ça peut sembler anodin. Et pourtant, posée au bon endroit, avec les bons carreaux et le bon soin, elle transforme complètement l’atmosphère d’une cuisine. Pour ce chantier de faïence céramique à Le Pian-Médoc, nous avons pris en charge une crédence singulière — des carreaux en forme d’écaille, à l’extrémité arrondie — depuis la prise de mesures jusqu’aux finitions. Un projet de petite surface, certes, mais qui réclamait une précision technique sans compromis. Si vous souhaitez découvrir d’autres réalisations du même ordre, vous pouvez consulter notre terrasse carrelage 120×20 à Le Taillan-Médoc, ou encore la page dédiée à la rénovation de salle de bain à Arsac pour voir l’étendue de notre savoir-faire en matière de revêtements…
Une crédence en faïence arrondie : la demande du client et ses contraintes
Le client souhaitait une faïence posée en crédence — revêtement mural qui protège autant qu’il embellit — avec des carreaux céramiques allongés, terminés par une extrémité arrondie pour créer un effet d’écaille. L’objectif principal : obtenir un rendu harmonieux sous les meubles hauts, sans coupes disgracieuses sur les arcs supérieurs, tout en intégrant proprement les prises électriques.
Les contraintes, elles, étaient bien réelles. La forme non rectangulaire des carreaux rendait l’alignement et la régularité des joints particulièrement exigeants. La ligne supérieure devait paraître visuellement droite, malgré la succession des arcs. Quant au support, il devait afficher une planéité irréprochable pour ne pas déformer le motif répétitif. Autant de paramètres qui imposent une lecture attentive du mur avant même de poser le premier carreau (et la préparation, dans ce métier, représente déjà la moitié du travail).
Notre protocole technique, étape par étape
Préparation du support et calepinage
Avant toute pose, le support a été nettoyé, dégraissé, puis traité avec un primaire d’accrochage — produit qui uniformise l’adhérence de la colle sur le placo. Vient ensuite le calepinage : un plan de pose détaillé, fixant l’emplacement précis de chaque carreau, tracé au laser pour garantir des lignes de référence horizontales et verticales au millimètre. Avec des pièces non rectilignes, ce travail préparatoire n’est pas une option, c’est la base de tout.
Pose en double encollage et choix du mortier-colle
Pour la pose elle-même, nous avons opté pour le double encollage : application de colle à la fois sur le mur et au dos de chaque carreau. Cette technique réduit sensiblement le risque de décollement et garantit une répartition homogène sur ce type de faïence fine. Le mortier-colle retenu est un C2S1 — colle déformable haute performance, adaptée aux supports verticaux en milieu humide. La classification C2S1 répond à une norme précise : elle garantit résistance et souplesse, utile pour absorber de légers mouvements sans fissurer le joint.
Découpes autour des prises électriques
Cette étape mérite qu’on s’y attarde. Chaque découpe a été réalisée au fur et à mesure avec une carrelette électrique équipée d’un disque diamant fin, et à partir de gabarits sur-mesure fabriqués pour reproduire exactement la forme des arcs. Ce niveau de soin permet d’intégrer les prises sans briser la continuité du motif — et le résultat se voit, ou plutôt ne se voit pas, ce qui est exactement l’objectif.
Alignement, jointoiement et finitions
Pour maintenir l’aplomb et l’horizontalité tout au long de la pose, nous avons travaillé à partir du plan de travail en remontant, avec un contrôle constant au niveau à bulle et au laser. Des cales et croisillons adaptés ont assuré un espacement uniforme des joints sur toute la surface.
Le jointoiement a été réalisé avec une spatule en caoutchouc souple, suivi d’un nettoyage à l’éponge humide pour garnir les interstices sans débordement sur la surface des carreaux. Un mortier de jointoiement fin, hydrofuge et anti-moisissures (type WG), en teinte blanc ou gris très clair, avec une granulométrie adaptée pour des joints de 1 à 2 mm, fins et réguliers. Un traitement hydrofuge supplémentaire a ensuite été appliqué sur les joints pour renforcer la résistance à l’humidité dans cette zone de cuisine.
La jonction entre plan de travail et crédence a quant à elle reçu un joint silicone de couleur assortie — étanchéité assurée, intégration soignée.
Le résultat : un motif maîtrisé, une finition millimétrée
La pose verticale des carreaux en écaille valorise la hauteur de la crédence et instaure un rythme visuel élégant. Le calepinage optimisé a écarté toute coupe disgracieuse sous les meubles hauts. Les découpes autour des prises se fondent dans le motif. Et la répétition régulière des carreaux sur toute la longueur témoigne d’une pose rigoureuse, fruit de 18 années d’expérience dans le domaine du carrelage et de la maçonnerie.
Un petit projet, donc, mais mené avec la même méthode et la même attention aux détails qu’un chantier d’envergure. Vous envisagez une crédence originale, une rénovation de cuisine ou tout autre aménagement intérieur ? Contactez-nous pour un devis gratuit — nous nous déplaçons pour évaluer vos besoins et transformer vos idées en réalisations durables.



